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Rencontre de Léo et Nicolas : petite reconstitution (5/5)

Et voici pour terminer la fin du dialogue, cette fois vue par Nicolas.


«Face à de tels éléments, il restait peu de place au doute. Ma seule retenue était la crainte de la déception s’il s’avérait que j’avais faux sur toute la ligne. Je me lance malgré tout. 
-Léo…se pourrait-il que tu sois…asexuel ?
-Quoi ? 
Léo est interloqué par le terme, qu’il ne semble pas connaître.
-Être asexuel, c’est le fait de ne pas éprouver d’attirance sexuelle du tout.
-C’est mon cas. Je ne savais pas qu’il y avait un nom pour désigner cela.
Léo se prend la tête dans les mains, comme s’il était à une intense réflexion.
-C’était donc ça…(il sourit, repensant certainement à des expérience en rapport avec cette différence). Est-ce que l’on peut considérer ça comme «normal» ?
-C’est normal dans le sens que cela n’a rien de pathologique. On estime d’ailleurs qu’un pourcent de la population est asexuelle. 
-Tant que ça ? Donc, si je comprends bien, si je n’étais pas asexuel, je serais frustré de ne pas avoir de relations sexuelles, c’est bien ça ?
-Je le pense, cela doit tenir d’une sensation de manque voire peut-être même d’une sensation comme la faim, mais je suis aussi mal placé pour en parler, car je suis moi-même asexuel.
-Impossible ! Répond Léo, avec un sourire exprimant à la fois la surprise et l’amusement. 
Puis son attitude change du tout au tout :
-Mais…Comment cela fait-il que tu sois sorti avec Alana ? Tu en étais même amoureux, non ?
J’avais oublié ce détail, une évidence pour moi, connaissant bien le sujet.
Il existe en fait deux types d’attirance : l’attirance sexuelle et l’attirance romantique. En générale, ces deux attirances coïncident chez une personne sexuelle, alors ils confondent les deux. Ainsi un hétéro est en fait un hétérosexuel et hétéromantique. Mais ce n’est pas toujours le cas. La plupart des asexuelles ont une attirance romantique, et sont soit homoromantiques, soit hétéroromantique, soit bi ou panromantiques…
Léo buvait littéralement mes paroles, fasciné par la découverte de ce monde. 
-Si tu te poses la question, Alana est hétéromantique. Mais je peux te garantir qu’elle n’est pas asexuelle, ajoutais-je dans un rire. En revanche, toi, je devine que tu es aromantique ?
Léo ne me répond pas tout de suite :
-Tu n’as jamais éprouvé le besoin d’une relation fusionnelle avec une personne en particulier, ou mal vécu le fait d’être célibataire ?
-C’est exact, répond Léo qui réfléchissait encore. Mais il y a pourtant quelques personnes pour qui j’ai éprouvé quelque chose de particulier, d’indescriptible…
-Je vois. C’est ce qu’on appelle un squich. Loin de moi l’idée de te dérouler un cours complet sur la description des Minorités de Sexe et de Genre, mais sache simplement qu’un squich est une forme d’attraction intermédiaire, que l’on peut rapprocher de l’admiration, bien qu’elle ne s’y limite pas. 
-Impressionnant !
Il n’y a pas à dire, tu viens de découvrir un univers absolument fascinant, d’autant plus qu’il te concerne personnellement, qu’il nous concerne ! Je sens que l’on aura l’occasion d’en reparler.
En attendant, je peux te filer de bonnes adresses pour plus d’infos.
Je lui remis l’adresse de l’AVA, qui m’a fait prendre conscience de ma propre asexualité, mais aussi l’adresse du forum AVEN (le réseau international contribuant à la visibilité de l’asexualité), et je lui recommandais la lecture de l’article Wikipédia.
-J’ai même des adresses de blog, français, comme le blog asexualité-s, ou internationaux, comme l’Asexual Awarness Week. Il y a même des livres sur le sujet ! No Sex, de Peggy Sastre, une journaliste francophone, ou celui d’Anthony Boggaert, un sexologue canadien. Je peux te retrouver leurs références si tu veux.»

Vous avez donc compris ? Le but de ce dialogue était certes de parler de ma trilogie en cours de rédaction, de manière originale, mais surtout de contribuer à ma manière, et celle que je maîtrise le mieux, à la journée de l’asexualité (c’est aujourd’hui).

Bonne lecture de ma nouvelle de la semaine, mais aussi des autres contributions à cette journée !! N’hésitez pas à faire de même si vous le pouvez !

Rencontre de Léo et Nicolas : petite reconstitution (4/5)

Quatrième volet de ma petite saga de la semaine ! Ici j’ai fait appel au plus intéressant, mais aussi le plus délicat, point de vue à mettre en œuvre : celui du narrateur omniscient. 

Bonne lecture et à demain pour le volet final !!

«Nicolas s’amuse presque de l’omniprésence d’Alana dans la discussion, mais il souhaite changer de sujet, à la fois par peur de lasser son invité et par le souvenir de sa récente rupture. Il lance une idée qui lui vient d’un coup, mais réalise dans sa précipitation que c’est peut-être un sujet trop banal :

-Et sinon, comment se passe le boulot ?

-Ça fait un bon moment que je suis passé en Freelance, répond Léo en affichant une certaine satisfaction. Rien de plus adapté à ma situation de coureur professionnel. À ce jour, je vis principalement de la compétition, termine Léo d’un ton assagi, conscient du soupçon d’autosuffisance que l’on pouvait déceler dans sa réponse. Je travaille toujours dans la même entreprise, mais j’ai troqué mes responsabilités de management contre celles d’expert technique, plus adapté mais plus intéressant également. Nous avons une nouvelle responsable du département technique, qui est bien partie pour battre le record de durée en poste !

Un record ? S’agirait-il du poste maudit de la boite ?

-Oh que oui, si un tel poste existait, chez nous ce serait celui-là ! Sur les trois dernières, la première est morte, la suivante est partie mystérieusement au États-Unis en prévenant au dernier moment, quant à la dernière, elle a tout simplement été virée.
Si je n’ai aucun regret pour la dernière avec toutes affaires qu’elle nous a fait perdre, Je regrette beaucoup Emilie et Pauline, Emilie car elle fut mon mentor, et Pauline parce qu’elle était tout simplement extraordinaire ! Pour te donner une idée, elle était presqu’aussi rapide que moi sur circuit.

Léo se remémore avec délectation le duel sur le circuit du Laquais.

-Plus qu’une simple collègue ? fait Nicolas d’un air narquois, interprétant (à tort) le sourire rêveur de son invité.

-Oh c’est sûr que l’on s’entendait bien, on dînait souvent ensemble par exemple, mais de là imaginer plus que ça…Par exemple elle n’a jamais rencontré Alexandre, ou même Sylvain, c’est dire ! Et puis elle avait un petit ami.

Ce détail n’avait aucune importance pour Léo, même s’il avance ici comme un argument. Jamais il n’aurait envisager d’aller plus loin avec Pauline.

Intrigué par le détachement qu’affiche Léo sur ces éventuelles relation amoureuses, Nicolas va chercher à creuser le sujet. Après tout, il n’a rien caché en ce qui concerne Alana et lui…Le sujet lui paraissant sensible, il attaque par une question indirecte, un peu maladroite :

-…Et puis, tu étais peut-être déjà pris à l’époque ?

-Oh….Tu sais…

Léo a été tenté de faire la blague de l’homosexualité, mais se ravise au dernier moment, allant droit aux faits :

-Je n’ai jamais compris cette manie de vouloir sortir avec quelqu’un, du coup, je n’ai jamais cherché à la faire. Je suis célibataire par défaut, et en prononçant ce mot, je ne peux m’empêcher de constater à quel point ce terme est connoté dans notre société. Je pense que certains ont ce besoin de vivre en couple, et que d’autres non. Je me passe très bien de cela, ce serait doute me forcer de le faire, ce ne serait pas naturel…

Nicolas est littéralement abasourdi par cette réponse. Certes, il avait des soupçons allant dans ce sens, mais il pensait que c’était une question de discrétion de façade, qu’il fallait cuisiner le personnage pour savoir ce qu’il en était vraiment.

Voilà qui rendait cette rencontre tout bonnement palpitante. Il se pourrait qu’une hypothèse qu’il avait envisagée un temps soit véridique, alors qu’elle avait 99% de chance d’être fausse. Nicolas retient son souffle, tant sa prochaine question est importante à ses yeux…»

Rencontre de Léo et Nicolas : petite reconstitution (3/5)


Suite du feuilleton ! Aujourd’hui, point de vue de Léo (Léo en tant que narrateur).

Il n’y a pas à dire, c’est à la fois étrange et agréable de parler autant d’Alana avec Nicolas, que je connais à peine. Je ne dois cependant pas perdre de vue que si je suis là, c’est pour en apprendre davantage sur le personnage.

-Je me souviens encore du jour où nous avons reçu les membres du Comex dans les locaux de Pilotage Passion.
-Ils vous ont fait une restitution de leurs travaux suivie de la remise d’un rapport ?
-Exact. Nous nous en sommes pas mal inspirés pour donner cette dimension militante de Pilotage Passion, notamment en ce qui concerne le partenariat avec la BAD. 
-Mon père était très sceptique sur l’avenir de l’automobile à moyen terme. Il a forcément débauché ses meilleurs expert pour votre dossier, et aujourd’hui on ne peut qu’admirer le résultat….. C’est d’ailleurs suite à la rencontre de ton ami Sylvain que j’ai pris conscience de l’importance des assocations et autres ONG. C’est pour cela que, depuis que j’ai repris la direction du Comex, nous faisons plus de conseil auprès de ces dernières, au détriment des entreprises. 
-Du coup, est-ce que le Comité d’Expertise Éthique de l’Industrie va changer de nom ?
-Si tu m’en trouves un dont le diminutif est toujours Comex, alors oui, car je me suis attaché à ce nom.
Je compris par cette boutade que la question n’est pas une priorité, sans doute parce que les entreprises doivent encore peser pour beaucoup dans leurs revenus.
-Que penses-tu de la ressemblance des missions du Comex et de celles du Shift Project ? 
-Oh, j’en ai pas mal discuté avec son Président, The Shift Project est assez spécilalisé dans les questions de transition carbone, alors que nous, nous ne sommes pas vraiment spécialisés. Surtout depuis l’essor des projets annexes que nous avons développés…
Alors que je m’attendais à ce qu’il m’en dise plus, il s’est tout simplement arrêté là. Peut-être était-il trop tôt pour en parler.
-Et la BAD dans tout ça ?
Ce qu’il est amusant de noter, c’est son essor extraordinaire, alors que nous ne lui avons pas porté conseil !
-C’est une simple question de bon sens. Lorsque l’on arrive à une telle diésélisation du parc, les méfaits du diesel se traduisent forcément pas des désagréments et donc par des protestations. Étant assez concerné par la question, je ne peux que louer les actions de l’ordre des médecins qui ont fait connaître leur ras-le-bol ainsi que leurs nombreuses inquiétudes…
-Et que dire de l’action outre-manche d’Alana ? C’était extraordinaire, non ?
Nicolas fait référence à la participation d’Alana dans la série Top Gear, dans laquelle elle animait une rubrique décalée «Petrol versus Diesel», où elle jouait le rôle de la Française qui ne jure que par le diesel.

Enthousiaste à l’évocation de cet évènement dans lequel j’ai pris part, je lui raconte les coulisses de la préparation avec quelques anecdotes amusantes.

À demain pour la suite !

Rencontre de Léo et Nicolas : petite reconstitution (2/5)

Voici le deuxième volet de ma courte série consacrée à au dialogue supposé entre Nicolas et Léo lors de la rencontre crutiale qui a lieu à la fin du troisième volet de la trilogie. Il ne vous échappera pas que j’ai mis en avant Alana dans la discussion, elle m’est nécessaire pour mener à la conclusion que je vous présenterais vendredi.

Petit détail : je me suis imposé quelques contraintes pour chaque volet. Hier, vous avez eu le droit au texte brute de la discussion, aujourd’hui, c’est le narrateur extérieur que je me suis imposé comme variante. Et demain, qu’est-ce que ce sera à votre avis ?

L’évocation d’Alana laisse Nicolas songeur. 
-Alana m’a beaucoup parlé de toi, elle t’aime et t’admire beaucoup.
Une marque d’étonnement se lit sur le visage de Léo, assez en contraste avec le ton dégagé de sa réponse.
-C’est vrai que j’ai beaucoup fait pour elle, cela peut se comprendre. C’est d’ailleurs réciproque. Elle est absolument brillante, incroyable…Et puis elle m’a quand même sauvé la vie, termine-t-il sur un ton plus léger. Plus d’une fois !
-Elle m’a tout raconté ! s’amuse Nicolas. Je pense que la meilleur reste le coup du taxi 
!-Oh pitié non ! Pas celle-là, c’était d’un pathétique…
-Tu as voulu joué ton warrior, mais tu n’as pris tes précautions…
-J’étais jeune, la soirée a été organisée sur le fil, et il y avait cet imprévu sur la fin…Et puis je n’avais pas conscience du danger de faire une crise d’asthme dans ces conditions. Non, quand on me demande de parler du moment où elle m’a sauvé la vie, je prends toujours pour exemple la séquestration dans un bunker par un psychopathe. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on a eu chaud !
-D’ailleurs, que s’est-il passé dans le bunker ?
-Eh bien, commence prudemment Léo, je suppose qu’Alana t’a parlé de notre implication dans l’affaire concernant cette «organisation». Je ne sais pas ce qu’elle a pu te dire à propos de cette entité, mais nous nous sommes promis de ne jamais parler des événements qui ont eu lieu  dans le bunker. C’était assez…poursuit-il, mal à l’aise, avant de s’interrompre. Restons-en au fait qu’un fou psychopathe haut placé dans l’«organisation» nous y a séquestrés, et que l’on a pu s’en sortir. Rien de spécial entre nous deux, si c’est ce que tu veux savoir ! Ajoute-t-il finalement comme pour détendre l’atmosphère. 
-Je vois, ça devait être peu banal. Nicolas semble presque s’excuser d’avoir mis Léo aussi mal à l’aise. Au fait, comment vous vous êtes rencontrés déjà ? lance-t-il tout à coup, manifestement pour changer de sujet.

-Tu veux dire…depuis son retour du Japon ? Car je la connaissais déjà en primaire, puisque Sylvain était déjà mon meilleur ami. Depuis son retour, elle cherchait à me rencontrer, et c’est finalement à l’occasion de cette soirée au Minidesk qu’elle m’a retrouvé. Elle était un peu en froid avec son frère. Alexandre et moi l’avons hébergé pendant quelques mois, nous étions assez proche de la fac d’Annecy. 
-Et, n’a-t-elle jamais pris part aux activités de Pilotage Passion  ? S’enquit Nicolas, qui se pose plus que jamais en «journaliste» quittant le schéma de la conversation pour un «question-réponse».
-Elle n’a jamais pu le faire.  Elle était trop…inconstante, bien que déterminé à nous aider, précise Léo comme pour nuancer un propos trop radical. Et puis, elle était en plein dans sa thèse, pendant les années cruciales de l’association. D’ailleurs à peine sa thèse finie, elle s’est montré incroyable dans la résolution de cette sombre affaire qui visait Pilotage Passion.

À demain pour la suite !

Rencontre de Léo et Nicolas : petite reconstitution (1/5)

Cette semaine aura lieu un évènement un peu spécial, alors je tenais à marquer le coup !

En attendant de pouvoir lire la trilogie dans ses moindres détails, ou même d’en apprendre davantage sur ce nouveau journaliste, je vous propose une reconstitution «non spoilante» du dialogue entre Nicolas et Léo lors de cette fameuse «rencontre».

Le principe : imaginer ce que pourront se dire Léo et Nicolas lors de cette rencontre, faisant un retour sur le passée (donc en présentant quelques éléments de l’intrigue).

Premier épisode :

«-Juste avant de venir, j’ai vu que tu avais approché d’autres «grands» cyclistes de la même façon, notamment Jean-Marc Jancovici, président du Shift, Project, Hervé Kempf du Monde, mais aussi Gilles Robert, fondateur de Carfree, doit-je comprendre que je fais également partie de tes contacts VIP ?

-C’est exact, à ceci près que j’ai la chance de te croiser en condition d’entraînement. Effectivement, je n’ai pas manqué d’attirer leur attention avec ma vélomobile. Depuis que fait appel à elle, on me rappelle beaucoup plus facilement et beaucoup plus rapidement.

-Pourtant j’imagine que tu ne les approche pas pour parler vélomobile et les convertir à la pratique du vélo couché ?

-T’as tout juste ! Mais rassures-toi, on parlera affaire une autre fois. Là j’étais surtout impatient de te reprendre de tes nouvelles. On m’a dit que t’étais en signature pour le BTCC ? 

-Oui, cela se précise. Mais je sens que le SuperTourisme va beaucoup me manquer. Et toi, où en es-tu dans ton super projet autour des mouvements citoyens, des associations…. ?

-Ouh là ! Ne m’en parle pas ! Ou plutôt..on en reparle au dîner si tu veux bien. 

-Ça sent la grande annonce tout ça…Au fait, comment va Alana ?

-Tiens, c’est amusant que tu me poses la question ! Figure-toi que c’est celle que je m’attendais à te poser…

-Comment ça ? C’est toi qui vit avec elle après tout ! 

-Plus maintenant.

-Que s’est-il passé ? C’est à cause de ces rumeurs ?

-Pour tout te dire, ces rumeurs ont bien suivi notre rupture, et non l’inverse. Elle ont bien été orchestré, si tu veux savoir. Quelqu’un essaie de me nuire ou de nuire à notre projet. Mais sur ce qui s’est réellement passé, disons que j’ai trop pris à coeur mon projet, et que l’on se voyait presque plus, et là-dessus je t’avoue ne rien avoir vu venir…

-Ah je vois. Cela ne tient pas qu’à toi. Alana est très sensible sur ce point, tu sais, depuis la mort de ses parents…Sylvain et moi avons beaucoup fait pour rester auprès d’elle, avant d’être relayés par Mentes, puis toi. Tu as sûrement du briser cette «chaîne». 

-Je m’en veux beaucoup pour cela. Certes, nous nous sommes quittés en bon terme,  Et dire que c’est en tant que fan que je l’ai rencontrée….

-Hé oui ! Peu de fan aurait revendu leur MacLaren F1 juste pour faire plaisir à leur idole !

-C’est d’ailleurs étonnant qu’elle ait pu concilier sa passion pour le pilotage automobile et le Drift avec son rejet de l’automobile.

-Elle ne les a jamais conciliés. Elle a toujours osciller entre des périodes où elle était très enthousiaste à l’idée de brûler de la gomme, et des période où le simple fait d’évoquer l’univers automobile la rend malade. Il y a 5 ans elle m’humiliait sur le Nürburgring avec ma propre M5, alors que six mois plus tôt elle avait coupé tout contacts car elle en voulait à Sylvain pour ses projets au sein de Pilotage Passion. Tu peux imaginer à quel point cela a pu être éprouvant de l’accompagner par moments…»


Rendez-vous demain pour la suite !

Nouvelle nouvelle !

Alors que je croyais être au plus bas de mon inspiration, j’ai commencé hier la rédaction d’une nouvelle nouvelle, qui est dans la lignée des précédentes (De Düsseldorf à Clichy, «Eva»). Et j’ai d’ores et déjà constaté l’émulation induite sur mes autres textes !! 

Mais autant vous le dire tout de suite, le sujet abordé est encore plus sensible que celui auquel je veux faire une place dans Mon Combat Contre les Maîtres du Monde. Donc à priori pas un mot avant son éventuelle publication. 

Pas un mot ? Allez, puisque c’est vous, je vous donne au moins le titre de travail : L’infiltré. Et une phrase (c’est mon jour de bonté) : l’intrigue se passe pendant MCLMM, bien qu’elle ait démarrée pendant «Annecy», et porte un (autre !!!) journaliste (encore ?) comme protagoniste.

MCMM : Nicolas rencontre Léo…pour une affaire de la plus haute importance !

Suite à une présentation TED de Sylvain dont je vous parlerais un peu plus tard, Nicolas choisit Sylvain comme conseiller. Son rôle semble plus symbolique que stratégique, et pourtant, Nicolas voguera de succès en succès comme vous le savez bien. Un succès faisant de l’ombre à de nombreux intérêts industriels mais qui n’est pas pour leur déplaire : si la force du Comex tient à la personnalité de son dirigeant, il suffit d’en prendre à ce dernier pour reprendre le dessus. 

Sur ce point, Nicolas aurait pu se croire à l’abri, tant il a passé une enfance modèle, un parcours d’étudiant exemplaire. Mais quand les équipes de détectives privés rentrent bredouilles, elles collaborent avec les journalistes de la presse à scandale.

C’est au bruit des premières rumeurs que Nicolas s’inquiète. Elles ont beau être fausses, elles  ont l’ennuyeux détail de ne pas être infondées. Toutes partent d’un évènement récent : la rupture entre Alana et Nicolas. Les journalistes n’ont pas manqué d’imagination, ce qui aurait pu être bon signe pour Nicolas si ces derniers n’avait fait l’essentiel : assurer une cohérence entre les rumeurs par le point de départ commun. 

Alors que les rumeurs sont bien avancées, Nicolas doit se décider : doit-il continuer à les ignorer, pour éviter d’exprimer une inquiétude ou de leur donner de l’importance ? Ou faut-il faire une réponse officielle pour éviter un emballement du phénomène ?

Sylvain suggère à Nicolas de rencontrer Léo pour en discuter. Pourquoi ce retour aux affaires de Léo ? Sans doute que toutes les révélations plus ou moins volontaires sur Nicolas, mais aussi Alana, et…tiens, Léo, dans la foulée, sont une bonne indication (à moins d’en être des conséquences) ?